La vie sociale, le langage et la vulnérabilité originaire du désir

Réflexions à partir de l’œuvre de Michel Henry

Raphaël Gély

pp. 1-31

Une des thèses les plus importantes de la phénoménologie radicale est que les individus n’ont pas seulement besoin les uns des autres pour réaliser leur vie. Ils ont plus fondamentalement encore besoin les uns des autres pour consentir, au cœur même de chacun de leurs vécus, à ce désir de vivre de la vie au sein duquel et par lequel ils ne cessent d’être donnés à eux-mêmes. Si, chez Henry, tout besoin en appelle intrinsèquement à la culture, c’est dans la mesure où celle-ci est nécessaire à l’adhésion du besoin à son propre pouvoir d’éprouver, à son épreuve radicalement singulière de la vie.

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Full citation [Harvard style]:

Gély, R. (2010). La vie sociale, le langage et la vulnérabilité originaire du désir: Réflexions à partir de l’œuvre de Michel Henry. Bulletin d'Analyse Phénoménologique 6 (6), pp. 1-31.

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