Du Dieu qui vient à l'action

Le dénouement blondélien

Jean Leclercq

pp. 422-452

Résumé. — L'Action, pour penser la venue d'un Dieu en régime philosophique, est restée originale. En refusant de la poser comme un postulat théorique ou encore comme un point d'arrivée de la pensée, Blondel s'efforce de suivre, dans son déploiement intégral et selon une méthode d'immanence, la logique de l'action. Partant d'une réflexion sur la radicale indigence d'être du sujet et sur l'inadéquation foncière qui le traverse, il cherche à montrer comment le dynamisme de l'action voulante en vient à rencontrer l'inévitable hétéronomie de la transcendance. Loin des démonstrations métaphysiques, des élans mystiques et des dogmatismes généreux, cette pensée ne veut pas délier la réflexion du sujet sur lui- même de celle de la possibilité de l'existence, pratique et efficace, de Dieu. Le projet se veut aussi critique, notamment par une mise en accusation de l'action superstitieuse et idolâtrique. Ainsi, il conserve sa portée anthropologique et éthique puisque la révélation n'a de sens et de preuve que dans un surcroît d'humanisation de l'action.

Publication details

Full citation [Harvard style]:

Leclercq, J. (2001). Du Dieu qui vient à l'action: Le dénouement blondélien. Revue philosophique de Louvain 99 (3), pp. 422-452.

This document is available at an external location. Please follow the link below. Hold the CTRL button to open the link in a new window.