Souffrance et attention sociale à la vie

Éléments pour une phénoménologie radicale du soin

Raphaël Gély

pp. 1-29

L’objectif de cet article est de construire à partir d’une reprise de certaines thèses de Michel Henry les premiers jalons d’une phénoménologie radicale du soin. Sur base d’une interrogation sur le rapport entre le souffrir originaire de la vie et son mouvement immanent d’ipséisation, l’auteur montre qu’en refusant toute forme de naturalisation du consentement du pâtir de la vie à lui-même, la phénoménologie radicale de Michel Henry permet de développer une nouvelle approche du soin, notamment du point de vue de son rapport à la dimension originairement intersubjective du désir de s’éprouver de la vie. L’article se termine par une réflexion sur la dimension potentialisante d’un certain usage des rôles dans le rapport de l’acte médical à la singularité radicale de l’individu souffrant. Dans la perspective d’une phénoménologie radicale de la vie, l’acte médical ne peut pas être seulement décrit comme reposant sur l’adhésion des individus à la vie. Il est plus profondément encore amené à accroître par sa façon même de s’effectuer l’adhésion intérieure des individus au pâtir radical de leur vie.

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Full citation [Harvard style]:

Gély, R. (2009). Souffrance et attention sociale à la vie: Éléments pour une phénoménologie radicale du soin. Bulletin d'Analyse Phénoménologique 5 (5), pp. 1-29.

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